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Par Jacques Garello, vendredi 20 avril 2009

Source http://libres.org

LA CATASTROPHE DE LA SECURITE SOCIALE

L’ouvrage de Georges Lane, La sécurité sociale et comment s’en sortir, Editions du Trident, devrait être étudié dans les Universités. C’est une remarquable analyse d’un système qui a fait faillite.

Tout le monde la sait. Nous avons le meilleur système de santé au monde et la meilleure protection sociale. Ce sont des modèles que tous les peuples nous envient mais qu’aucun ne copie… Bizarre. Quelle seraient les raisons de cette admiration et de cette méfiance. Pour ce qui est de la première, elle a été nourrie aux mythes créés par les défenseurs d’un système de santé unique et étatisée tandis que la méfiance est apparue avec le temps lorsque les individus ont compris que ce système était très coûteux et beaucoup moins égalitaire qu’on ne le pense… D’ailleurs, c’est bien Martine Aubry qui l’a reconnu, peut-être sans s’en rendre compte, en affirmant en 1997 que plus de 6 millions de Français (10 % de la population) étaient sans aucune couverture médicale. Et cela dans un pays avec la « meilleure assurance sociale au monde ».

Georges Lane rappelle comment est apparu le mythe de la Sécurité sociale. En 1945, on l’avait adopté pour des raisons idéologiques : « La Sécurité sociale balayera les désordres de l’économie de marché, du capitalisme et du droit. Elle mettra fin à certains « échecs du marché », en libérant du susdit marché les activités de traitement du risque social. Parallèlement, elle interdira désormais aux capitalistes « d’abuser » plus avant de leur « pouvoir » sur les travailleurs. Le mythe fondateur est né.

Face à lui, la voix d’un Albert Camus se sent étouffé d’avance : « Voici la rentrée parlementaire. On va reprendre les tractations, les marchandages et les chicanes. Les mêmes problèmes qui nous excèdent depuis deux ans seront conduits dans les mêmes impasses. Et chaque fois qu’une voix libre s’essayera à dire, sans prétention, ce qu’elle en pense, une armée de chiens de tout poil et de toute couleur aboiera furieusement pour couvrir son écho ». Tout est dit.

D’autres mythes sont apparus par la suite… D’abord, le mythe technique d’une sécurité sociale qui serait une technique de couverture ; le mythe économique qui a consacré la sécurité sociale en tant que monopole syndicratique avec un double monopole d’achat. La sécurité sociale accapare effectivement l’ensemble de risques sociaux personnels, monopolise l’achat des produits de recouvrement de la santé en détruisant la liberté de choisir les produits offerts et les fournisseurs de soins. Il y a ensuite le mythe juridique – je dirais le flou juridique – créé par la sécurité sociale entre les assujettis et les « fournisseurs d’Etat », entre l’administration et les le monde médical.

C’est aussi un mythe politique qui entre dans la tradition de l’idéologie utopiste du collectivisme, un mythe méthodologique qui fait croire qu’on puisse manipuler l’économie à notre guise…

Plus prosaïquement, le gouvernement annonce pour 2009 plus de 15 Mds d’euros de déficit pour la Sécurité Sociale après avoir dit il y a quelques années que ce déficit serait résorbé très rapidement… Mais, comme d’habitude, c’est le contribuable qui paiera l’addition. En réalité, la sécurité sociale est le meilleur exemple de l’exploitation de l’homme par l’homme. Marx avait bien raison.

Le 20 février 2009

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